Iconoclaste (EP)

by Cinq-Mars

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04:08

credits

released June 16, 2012

Produit par Cinq-Mars
Réalisé par Cinq-Mars et Dave Gagné
Textes par Philippe Sauro Cinq-Mars
Musique par Cinq-Mars
Enregistrement par Dave Gagné au Cégep Limoilou
Mixage par Dave Gagné et Cinq-Mars au Studio drakkar Blindé
Mastering par Dave Gagné au Studio drakkar Blindé
Artwork par Daphney Alarie

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about

Cinq-Mars Québec, Québec

Le groupe de blues-rock francophone Cinq-Mars fonde sa démarche artistique dans la recherche d’une musique spontanée à l’image des improvisations orientales et des blues de galeries de la Louisiane. Ainsi, c’est contre l’aseptisation commune à la musique populaire que le collectif en vient à préconiser l’authenticité de sons bruts. ... more

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Track Name: Toi et la langue de Molière (intro)
1 : Bm Em
2 : F#m D Bm C#7
bridge : Bm Bbm A Em F#m Em A Em F#m 2x
Track Name: Iconoclaste buveur
Bm Em

« J’suis un anar » que je leur ai dit,
La sécurité me trouvait trop bavard.
Non, je ne reconnais pas votre nom ici,
Non, moi je cultive bien d’autres phares.

Faut pas boire de la sorte, il paraît.
Déverse ton argent dans les boutiques.
Ou les gasoils, ça fait plus frais,
Je t’emmerde paraît que je suis alcoolique.

Refrain
Bm G A Bm
Ah mais tu sais, j’avais trop bu,
Quand j’étais trop con, trop violent.
Ah ! Mais tu sais, je me suis mis à nu,
Cigarette au bec, ouais, pas mal pédant.

Viens, dance, bounce ou baise,
Qu’importe ton inhibition perdue.
Tu l’es toi aussi, tu te sens à l’aise,
Allez ! Écarte-toi à chaque coin de rue.

Et moi, paraît que je suis trop ivre,
Trop ivre pour toi, allez fais-moi rire.
Tu t’écartes à chaque coin de rue,
Ouais, tu t’écartes à chaque coin de rue.

Refrain

J’ai crié mon élitisme haineux,
Filmé par des portables porteurs,
D’icônes stupides pour les gueux,
Je suis iconoclaste buveur.

Et m’en faire de mes frasques,
J’ai la tête bien trop pleine de soldes,
Hantée parfois par l’aura de ma flasque,
Et j’envoie à leurs égards mes frasques.

Refrain

Viens, dance, bounce ou baise,
Qu’importe ton inhibition perdue.
Tu l’es toi aussi, tu te sens à l’aise,
Allez ! Écarte toi à chaque coin de rue.

Et moi, paraît que je suis trop ivre,
Trop ivre pour toi, allez fais-moi rire.
Tu t’écartes à chaque coin de rue,
Ouais, tu t’écartes à chaque coin de rue.

Refrain
Track Name: Vivondar é Nonpador
Intro : Am Dm G C A Dm G7 C
Couplet : C Am C G G7 2x
Refrain : C F E7 Am Dm G7 C

Vivons d’art, et non pas d’or.
Oh mes amis, que circulent librement les vins et bières.
Que se peignent, que se transcrivent et que se chantent,
Alors que se rient que se réjouissent et que se dansent,
Les plèbes de ces temps de courtes lucidités.

Refrain :
Embrassons l’âme de tous les peuples par l’art,
Préservons pleinement notre identité.
Ou mieux encore : émancipons-la !

Et laissons de côté le productivisme des langues.
Que chacun se réjouisse à chanter la sienne
Tel un bouquet de fleurs exquises en cadeau.
À chaque peuple qu’il puisse rencontrer,
Qu’elle s’enjolive par les canons de l’art,
Que chacun, l’assimile en son âme.

Refrain+solo

Vivons d’art, et non pas d’or.
Oh mes amis, que circulent librement les vins et bières.
Que se peignent, que se transcrivent et que se chantent,
Alors que se rient que se réjouissent et que se dansent,
Les plèbes de ces temps de courtes lucidités.

Refrain
Track Name: Étrange fils de la modernité
Dm7 Em7

Les soirs tremblants, Étrange fils de la modernité,
Tu l’as cherché, ton éden en béton armé.
Regards distants, je t’ai aidé à tomber,
Tu l’as cherché, ton amas de rêves brisés.

Le sol noir haschischin,
Lumière d’or d’un souterrain.
Les mêmes gestes de tes mains,
Les mêmes de main en main.

Tu viendras demain changer de vie,
Changer de vie man, oui c’est l’oubli.
Tu viendras demain manger le oui,
Changer de vie man, oui c’est l’oubli.

Dm7 Em7 Am7
Le pur, le vrai, étrange tu lui souris,
À travers les fumées sans-souci.
L’ombre clandestine de ton sourire de résine,
L’ombre de ta résine sur ce qu’ils te destinent.

Dm7 G7
Je ne veux plus vivre ici,
Je ne veux plus vivre ici.
Je te dis Babylone, je te dis Bye Bye,
Je te dis Babylone, je te dis Bye Bye.

Dm7 Em7
Track Name: Moments lucides
Bm F#m A Bm / D

Se construisant sous mes pensées guidées,
Aux travers de pages effritées,
Les superstructures autrefois floues.
Existences façonnées par les siècles.
Du tabac en mes chemises imprégnées,
Alors que je cherche une flasque par terre :
Mais j’ai la bouteille.

Bm E/A A/G/F#
Em F#m / Bm

Je lis et je bois en des moments lucides,
Et plus rien n’est aride.

Et je traverse les temps avec aisance,
Cultivant d’ici ou d’antan connaissances.
De celles sur un support mythique,
Survivants des flambées antiques.
Du tabac en mes chemises imprégnées,
Alors que je cherche une flasque par terre :
Mais j’ai la bouteille.

Je lis et je bois en des moments lucides,
Et plus rien n’est aride.

Maintenant titubant pensif dans les rues,
Je me fous pas mal de vos « libertés ».
Si individuelles elles me ruinent,
Mes libertés collectives!
Du tabac en mes chemises imprégnées,
Alors que je cherche une flasque par terre :
Mais j’ai la bouteille.

Je lis et je bois en des moments lucides,
Et plus rien n’est aride.
Track Name: Enseigne-moi
Em / G Em / A

Viens donc m’enseigner,
Me hanter de tes idées,
Penser en petitesse,
Jamais tu ne cesses.
Viens et allez souille-moi,
Crache-moi tes ordures.
De celles que je me dois,
D’apprendre pour mon futur.

G C/D Em
Je ne pourrai plus je te l’admets,
Vivre seul et m’instruire autodidacte.
Parce que mon futur c’est ta parole,
Parole aux cons qu’ils passent aux actes!

Em / G Em / A
Enseigne-moi ta petitesse exquise,
Ta mesquinerie télévisuelle,
Je te connais tu es admise,
Auprès des royaumes artificiels.
Viens, allez! Gave-toi de merde,
Enseigne-moi donc à apprécier,
Avant que je ne perde,
Ma répugnante liberté.

G      C/D          Em
Viens informe-moi,
Sur des prix, des intérêts.
Des investissements de cola,
Fini les accusations de Zola.
Je sais il est temps que je me range,
Toute ma lignée en serait fière.
Elle n’a pas connu les vendanges,
De nos puissances nucléaires.
Et moi je me débats en solitude,
Et en mélancolie.
Évidemment reniant multitude,
C’est que j’adopte la folie.
Mais si encore règne lucidité,
Rationnels et bien pensants,
Saurions-nous nous libérer,
Face aux produits, face aux puissants?
Je ne saurais vous dire,
La question me déchire,
Chaque minute, chaque seconde,
J’attends la lutte pour notre monde!
Mais j’ai une étiquette au front,
« Vois, tu ne nous aura pas! »
« Espèce de sale petit con, »
« Qui pense raisonner mieux que moi. »
Je ne suis guère néanmoins,
Qu’un simple philanthrope,
Et si je puis rêver en vain,
C’est toujours mieux que vos salopes.
Et l’on voudrait bien sûr de moi,
Que je me soumette en ces jours sombres.
Que je puis admettre que ma fronde,
Est destinée au désarroi.
Enseignez-moi, enseignez-moi!
Je ne veux plus vivre ainsi.
Enseignez-moi, apprenez-moi,
À manier l’oubli à mon profit.
À consommer, à consommer,
Autre chose qu’artistiques,
Autre choses que l’alcool,
Qui lui n’enlève pas mes tics.
Je ne parle que de ça,
Je n’en peux plus de mes émois,
Et si je veux m’émanciper,
Apprenez-moi à consommer!
À consommer, à être con.
À consommer, à être con.

Em / G Em / A
Nous n’irons pas dans les bois,
Ne crierons jamais au loup.
Toi que fatigue l’imperfection,
Des lieux sauvages en nos temps fous.
Viens, allez! Sois moderne,
Actuel, consumériste,
Et pas éternel,
Bébé tu es élitiste.

G      C/D          Em
Nous sommes villes immenses,
En un temps arrêté dans l’instantanéité.
Autrefois historiques ambiances.
Et l’Ancien Monde aux temps cycliques.
Que sois vécu l’éternel retour,
Tu préfères avidement tous les temps courts.
Le nihilisme, fatale sentence,
Guide les cynismes et leurs errances.
Et toi tu ris, et toi tu danses,
Sous les néons, les sons de transes.
Qu’importe notre science!
Puisqu’elle est toute puissance.
« Je n’ai que faire de la chute »
Crieront les enfants d’une ligné.
Vous craigniez l’explosion,
L'inquiétant potentiel de destruction.
Mais l’on connait notre chute par cœur,
Mais carpe diem on est si sages.
Nous les modernes bien tranquilles,
Face à la géante folie du monde.

Et l’on s’indigne et l’on s’assoit,
Et l’on s’indigne et l’on s’assoit.
Et l’on s’indigne et l’on s’assoit,
Et l’on s’indigne et l’on s’assoit.

À consommer, à être con.
À consommer, à être con.